Association Ipso Facto, CH-1007 Lausanne, Suisse

Association «ipso facto»

Rapports d'activités 
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Information aux membres
(Rapport intermédiaire n°6)
Avril
2019

E-mail aux membres d'Ipso Facto

Lausanne, le 16 avril 2019

Chères toutes et tous,

Avec le début du printemps en Europe et la fin de la saison sèche au Sahel, Ipso Facto sort de sa léthargie… et voici quelques nouvelles et décisions du Comité. C’est assez long, mais nous pensons que des explications relativement détaillées vous aideront à comprendre le contexte.

Pour le Burkina Faso et les pays voisins (Mali, Niger, etc.) la situation sécuritaire n’est pas réjouissante. 
La poussée vers le sud du Sahara des djihadistes affiliés à AQMI (Al Qaïda au Magreb Islamique) ou à Daesh (État Islamique) est indéniable et déclenche des effets très graves. 
Il y a les victimes directes, tuées ou blessées lors de nombreuses attaques contre les forces de l’ordre (armée et gendarmerie burkinabè) et les victimes civiles directement visées (enseignants, chefs coutumiers) ou «collatérales» (populations des villages de brousse).
L’assassinat de plusieurs enseignants, parfois devant leurs élèves, a comme conséquence la fermeture de plus de 1’500 classes et donc l’impossibilité pour environ 150’000 élèves de suivre les cours.
Un autre effet pervers est l'exacerbation de conflits ethniques et les massacres qu’elle produit selon l'enchaînement suivant: (1) Des hommes armés, très mobiles, à moto ou en 4x4, font irruption dans un village et tuent le chef et quelques proches ou notables. (2) Les habitants du village les identifient (à tort ou à raison) comme des djihadistes de l’ethnie Peul, ou ayant été renseignés par des Peuls (nomades). (3) Comme des Peuls résident actuellement à proximité, c’est forcément eux les coupables. (4) Une expédition punitive est décidée, souvent menée par des milices locales, elles-même créées pour palier la carence de sécurité et de justice que devrait offrir l’État. (4) Vu que ces milices ne sont plus seulement armées de machettes et de fusils de chasse, les tueries vengeresses font des dizaines de victimes, la plupart du temps civiles… alors que les vrais auteurs de la première attaque courent certainement toujours!

Ce schéma c’est déjà produit au Mali, proche de la frontière burkinabè, entre Dogon et Peuls, et au Burkina dans le Centre-Nord entre Mossis et Peuls, ainsi qu’au nord de Ouahigouya entre Foulsé et Peuls. Même s’il est possible que des Peuls aient été impliqués dans les mouvements djihadistes, ils ne sont pas tous coupables. Cependant ce sont les premiers visés en cas de problème, comme toutes les populations nomades du Monde (voir les gens du voyage en Europe!). Le plus grave de tout ceci est que le Burkina, avec plus de 50 ethnies de toutes tailles n’avait jamais connu de guerre ethnique, au moins depuis le milieu du XIXe siècle, et on en a toujours parlé comme d’une population très tolérante sur ce point. Le Gouvernement burkinabè dit prendre des mesures, mais ce ne sont souvent que gesticulation et belle paroles…

L’Académie Syldep est indirectement touchée, mais fonctionne «normalement». On croise les doigts pour que cela dure!

Voici un extrait du message du 29 mars d’Abdoulaye Yaoliré, directeur-fondateur de l’Académie Syldep:

 […]
Syldep à l'instar des autres établissements a démarré son année scolaire  2018-2019 le 1er octobre 2018 avec un effectif de 730 élèves mais ce effectifs a évolué très rapidement avec l'arrivée des enfants (et leurs parents) venus du Nord les classes de cette zone frontalière avec le mali étant fermées.
Du coup l' effectif de l'établissement a explosé . Nous comptons à ce jour  815 élèves soient 351 filles et 464 garçons .Notons au passage que  l'Etat a donné instruction de ne pas refuser un élève venant de cette partie du pays. 
       22 (vingt deux ) professeurs dispensent  les cours dans 12 classes  et l'administration est assurée par 2 surveillants un Directeur qui joue aussi le rôle de Secrétaire Comptable ( depuis l'absence de Sylvie )  cela s'entend . Comme personnels de soutien nous avons un gardien, un vigile, 2cantières qui assurent la cuisine. 
Je te signale qu'en plus de l'insécurité chaque jour grandissante l'école burkinabè évolue en dent de scie avec des arrêts de cours à n'en pas finir et nous sommes pas très surs que l'année scolaire arriveras à son terme. En effet du 3 Décembre 2018 au 31 Janvier 2019 les cours ont été perturbés soient par les enseignants (refus de faire les évaluations ) soient par les élèves qui réclament les évaluations . 
Une trêve de 2 mois a été observée (février Mars) avec imminemment des perturbations à partir du 1er Avril 2019 jour de la reprise des cours du 3ème trimestre . 
                        : Les élèves parrainés 2018 -2019 : Situation sécuritaire obligée( avec l'arrivée d'enfants de parents nécessiteux ) avons parrainés 53 élèves soient 
     29  filles et  24   garçons  (voir liste en annexe )  
Pour les parrainés nous avons acheté au total trois cent trente neuf mille frs(339000frs) de fournitures scolaires (cahiers, Bics, gommes, crayons de papier) 
et quarante six mille deux frs (46200frs ) de kits academy pour 77 élèves de 6ème  soit un total de trois cent quatre vingt cinq mille deux cents frs(385200frs) 
                La cantine : Depuis la rentrée (octobre) à nos jour aucun établissement de la région du Nord n'a été doté en vivre; donc nous avons utilisé et épuisé le reste du stock de l'année dernière et maintenant nous nous approvisionnons sur la place du marché : riz, huile, haricot , pâte alimentaire,  tomate condiment et j'en passe. Aussi l'école a servi malgré les différents mouvements  999 plats dont 751 non parrainés et 248 parrainés . Nous avons consommé 14100frs de pain et 29200 frs de poisson . 
 […]
Sur cette base, nous avons calculé et versé un acompte de EUR 2’926.- (XOF 1’919’045) qui correspond à la situation actuelle.
Voici un extrait de notre message à Abdoulaye Yaoliré (13 avril 2019):
[…]
=> Nous constatons que l’Académie Syldep prend sa part dans la scolarisation des élèves déplacés pour cause de troubles sécuritaires au nord du pays. Nous saluons cet effort solidaire et acceptons donc l’augmentation du nombre de parrainés à 53 (contre 47 prévus au budget). Avec une moyenne de XOF 30’000 par boursier, notre contribution fait donc XOF 1’590’000 au total.
=> Le matériel scolaire était budgétisé par nous à XOF 5’000 par parrainé, ce qui fait XOF 265’000. Cela couvre près de 80% des XOF 339’000 que vous avez réellement dépensé (mais peut-être y a-t-il encore du stock non distribué?).
[…]
=> En ce qui concerne la cantine, les chiffres fournis nous font constater 999 plats encaissés à XOF 100 (donc XOF 99’900) et seulement XOF 43’300 de dépenses en pains et poissons, donc un solde positif de XOF 56’600 pour l'Académie. Nous pensons que cela ne représente pas la réalité et demandons —pour la fin de l’année scolaire— une comptabilité plus précise des revenus et des achats pour que nous puissions calculer la contribution d’Ipso Facto sur ce point.
[…]
=> Pourrais-tu nous décrire un peu plus en détails le contexte et les effets des grèves (des enseignants et des élèves) sur le fonctionnement de l’Académie? Ceci afin de pouvoir informer nos membres.
[…]
… et un extrait de sa réponse:
 […]
        J'ai, comme dit dans mon précédent message acheté pour 339 000frs de fournitures scolaires au bénéfice des élèves parrainés : J'avais prévu en plus de la dotation initiale  un stock que je donnais chaque fois qu'un parrainé finissait soit  son bic  son cahier ou autre fourniture .  
 […]
          Pour ce qui est de la cantine je crois vous avoir signifié que nous achetons les vivres nécessaires  pour maintenir la préparation sinon au aurait arrêté depuis Janvier (aucun établissement n'ayant  reçu la dotation de l'Etat) Vous comprendrez que le lycée ne peut  faire un bénéfice sur ce coût là aussi les 56600frs ne font pas en tout cas pour nous un solde positif .
          Les grèves des enseignants parlons en: les enseignants disent réclamer la valorisation de leur fonction par des augmentions de salaires, reclassement en catégorie supérieure bref tout une panoplie de revendications et leur  moyen de lutte est d'enseigner sans évaluation. (pas de devoir pas de composition et que sais je encore) . A leur suite les élèves sortent dans la rue pour réclamer les devoirs et les compositions et cette situation a duré du 3 Décembre 2018 au 30 Janvier 2019 date à laquelle le mouvement est suspendu pour 2mois . Jusqu'à ce jour nous attendons car ils n'ont pour l'instant  pas repris leur lutte mais ça ne saurait tardé : Ils vont certes prendre en otage les examens de fin d'année . 
Notre établissement a subi  les effets de cette situation  cependant nous avons réussi à faire tous nos devoirs prévus (deux par mois et par matière) et nos deux compositions trimestrielles. les dates des évaluations de fin d'année sont connues et nous espérons les réaliser. 
 […]

Voilà.

Encore une information, mais plus locale cette fois: Suite à un article de presse (!), j’ai appris que toutes les associations devraient faire une déclaration fiscale (et non plus seulement celle qui exercent une activité commerciale). Vérification faite auprès du service cantonal concerné, l’information est bien exacte et notre déclaration est donc en cours… bien que nous allons certainement être dispensé de tout payement puisque notre bénéfice n’atteint pas... CHF 20’000.- par année!

Cette fois ce long message est terminé.
Le Comité vous souhaite un bel été et vous donne rendez-vous en août pour notre AG annuelle. Vous serez informés plus tard.
N.B.- Celles et ceux qui n’ont pas encore payé leur cotisation 2018-2019 recevront un courriel d'appel avant la fin avril. 

Bien amicalement à toutes et tous,

Association Ipso Facto
Pour le comité: Gilbert Cujean
--
c/o Françoise Cujean
Chemin de Renens 52a, 1004 Lausanne
ipsofacto@venoge.ch
www.venoge.ch/ipsofacto
IBAN: CH96 8046 0000 0534 5967 2
Banque Raiffeisen Morges Venoge, 1110 Morges

Retour en haut de la page gc / 16.4.2019

Rapport intermédiaire n°5
Novembre
2015

Cuisine Syldep, octobre 2015

Des nouvelles de la cuisine!

Ça y est, ça fonctionne! La cuisine financée par Ipso Facto est opérationnelle depuis la rentrée scolaire d'octobre 2015.

Au début novembe, 13 élèves sont inscrits à la cantine. C'est peu sur un effectif qui dépasse maintenant les 500 élèves, mais il faut que la réputation se fasse, que des habitudes se prennent et que manger suffisamment et de bonne qualité devienne une valeur culturelle. Ça peut prendre du temps, mais l'infrastructure est en place et cela compte.

Souhaitons surtout que les élèves inscrits en parlent et fassent la meilleure publicité à ce service qui leur est apporté.

On en reparlera prochainement, avec d'autres précisions...

Retour en haut de la page gc / 6.11.2015

Rapport intermédiaire n°4
Avril
2015

Lors de notre Assemblée générale ordinaire du 22 août 2014, décision fut prise de soutenir par 1 million de francs CFA la construction d'une cuisine dans l'enceinte de l'Académie Syldep.

C'est finalement le 5 janvier 2015 qu'Ipso Facto a transféré une somme comprenant les bourses scolaires et les différents postes au budget dont la subvention pour la cuisine.

Sans tarder, Sylvie et Abdoulaye ont fait démarrer la construction et nous ont transmis les premières images du chantier le 30 janvier.

Malheureusement, le budget s'avérait un peu court: pour terminer l'ouvrage, il manquait 410'000 F CFA. Après consultation de nos membres par e-mail, et vu la réponse positive de 3/4 des personnes consultées (aucun avis défavorable!), nous avons envoyé le complément nécessaire à l'achèvement du bâtiment.

Et la cuisine a été terminée à fin mars. Voici les quelques images transmises par Sylvie:

Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya
Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya
Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya
Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya

En haut, situation au 30 janvier.

2e ligne, le 18 février.

Ci-contre à gauche, le 5 mars.

Ci-contre à droite, le 2 avril.

[Cliquez les photos pour agrandir.]

Cuisine Syldep 2015, Ouahigouya

L'Association Ipso Facto est fière d'avoir pu financer ce projet en totalité, en parallèle avec ses objectifs premiers, à savoir offrir des bourses d'études aux élèves nécessiteux de l'Académie Syldep (35 pour l'année académique 2014-2015).

L'idée de l'Académie Syldep était pour nous pertinente de fournir une structure adaptée aux élèves qui ne peuvent pas rentrer à domicile pour le repas de midi. Actuellement, ils vont acheter de quoi manger «au bord de la route». Ils pourront bientôt le faire dans la cour de l'école, et en toute sécurité.

Cela permettra également de recevoir et de bien utiliser les dotations en nourriture promises par le Gouvernement burkinabè... mais toujours pas livrées!

Retour en haut de la page gc / 3.4.2015

Rapport intermédiaire n°3
Janvier
2015
Françoise Cujean, Porteuse d'espoir

A tous les membres d’Ipso Facto,
nous adressons nos meilleurs voeux pour une très belle année 2015!

Un grand merci pour vos cotisations et dons qui permettent, en ce début d’année, de financer dans le respect du budget:

  • 35 bourses d’études et le matériel scolaire qui les accompagne,
  • 50 kits académie (règle, équerre, etc.),
  • le Vade Mecum de mathématiques,
  • et une aide à la construction de la cantine.

C’est grâce à votre participation que tout cela est possible.

Sylvie et Abdoulaye Yaoliré continuent à s’engager dans la gestion et la direction de l’Académie Syldep avec enthousiasme malgré les nombreuses embûches.
Le soutien moral et financier d’Ipso Facto leur est précieux.

Avec nos messages amicaux,
pour le comité, Françoise Cujean

Retour en haut de la page fc / 2.1.2015

Rapport intermédiaire n°2 Février
2014

Chers membres d'Ipso Facto,
Chers amis,

Comme certains d'entre vous le savent, Gilbert et moi sommes allés au Burkina du 28 janvier au 28 février. Une de mes motivations à accompagner Gilbert dans ce voyage était de retrouver Sylvie et Abdoulaye Yaoliré à Ouahigouya et de découvrir l'Académie Syldep. Nous emportions dans nos bagages les contrats de parrainage à signer en présence des parents, des élèves et de la Direction de l'Académie. Le rendez-vous était fixé au lundi 3 février à 10 heures, pendant la pause du matin.

De retour du Burkina depuis samedi dernier, j'ai envie de partager avec vous informations et impressions ressenties sur place.
Partis en car de Ouagadougou dimanche 2 au matin, nous sommes arrivés à Ouahigouya au terme d'un trajet d'environ 3 heures. À l'entrée de la localité, sur la droite, un nouveau quartier est en train de se développer. Que de changements depuis 2001, date de mon dernier passage dans cette région! On distingue une mosquée de couleur claire et, en second plan des bâtiments ocre rouge: c'est l'Académie Syldep. En arrière plan, le nouvel hôpital...

Lundi matin, Sylvie Yaoliré passe nous prendre en voiture avec une heure d'avance sur l'horaire prévu: certains parents sont déjà présents et Abdoulaye les a accueillis dans son bureau. Je n'ai guère le temps d'admirer l'architecture de l'école car la signature des contrats n'attend pas. J'aperçois au passage 3 ou 4 élèves retardataires qui attendent, bloqués derrière le portail fermé, car on ne plaisante pas avec l'horaire.

3 février 2014, Académie Syldep, OuahigouyaL'organisation de la séance de signature des contrats se fait «à la Suisse»: Sylvie prépare les 4 exemplaires de chaque contrat, Gilbert appose le tampon d'Ipso Facto et signe, je signe également puis je passe les papiers aux parents qui signent à leur tour, puis le contrat reçoit un deuxième tampon, celui de l'Académie, et la signature du Directeur. Les élèves signeront pendant la pause... rappelons que nous sommes arrivés plus tôt que prévu.
Nous reprenons l'exemplaire d'Ipso Facto, les parents emportent le leur, celui de l'élève reste dans son dossier et celui du lycée est archivé.
Voilà la description du déroulement, mais il manque à cela les salutations, les regards, les hésitations avant de prendre le stylo, les paroles d'Abdoulaye à chaque parent. Le Directeur connaît chacun et nous parle de certaines situations: ce jeune homme qui travaille au marché pour financer la scolarité de ses jeunes frères depuis qu'ils sont orphelins, cette dame veuve qui signe en apposant son index sur le tampon encreur et dont la fille est une des meilleures élèves, cet homme âgé qui se fait du souci pour son jeune fils, cet homme mandaté par son village pour la signature de 5 contrats car il est le seul alphabétisé...

3 février 2014, Académie Syldep, Ouahigouya 3 février 2014, Académie Syldep, Ouahigouya 3 février 2014, Académie Syldep, Ouahigouya
3 février 2014, Académie Syldep, Ouahigouya 3 février 2014, Académie Syldep, Ouahigouya 3 février 2014, Académie Syldep, Ouahigouya

Pas mal d'émotions et le sentiment qu'en rassemblant courage, volonté, qualité et aide financière, un avenir est possible pour ces jeunes. Ipso Facto est utile.

Pour m'aider à décompresser, Sylvie m'emmène visiter l'école: les bâtiments sont bien construits, l'air circule, il y a de la place.
3 février 2014, Académie Syldep, OuahigouyaPlus tard, Abdoulaye nous fait découvrir le local qui abrite la salle d'informatique construite tout récemment grâce à un don d'une fondation américaine: c'est fonctionnel et bien équipé. Un groupe d'élèves et leur professeur informaticien prennent possession des lieux pour une heure de travail intense: la motivation est forte.

Notre visite s'achève par le forage et la pompe qui alimente l'école en eau, le jardin potager, les moutons, et le kiosque proposant boissons et petite restauration.

Françoise Cujean, présidente
Lausanne, le 5 mars 2014.

Quelques précisions:
— Lors de notre passage, 23 bourses étaient attribuées. Trois l'ont encore été dans les semaines suivantes. À l'heure actuelle, le budget n'est donc pas complètement atteint.
— Les manuels de 6e que nous désirions financer ne sont malheureusement pas disponibles. La somme est donc mise en réserve.
— Le montant correspondant aux bourses a été versé sur un compte spécial de l'Académie Syldep, un décompte final sera établi en fin d'année académique.

Retour en haut de la page fc / 5.3.2014

Rapport intermédiaire n° 1

Février 2012

Un peu plus de 3 mois après sa création, Ipso Facto entame la phase concrète de la mise en oeuvre de ses objectifs. Actuellement, sans même une prospection intensive, l’Association compte 15 membres.

Les cotisations et les dons ont déjà permis l'octroi de bourses à 18 élèves de l’Académie Syldep qui pourront ainsi terminer cette année scolaire dans de bonnes conditions matérielles. 4 bénéficiaires sur 18 recevront une bourse complète pour des raisons exceptionnelles, relevées par la Direction de l’Académie, alors que les familles des autres boursiers gardent à leur charge la moitié des frais de scolarité.

Ces 18 élèves représentent presque 10% de l’effectif total de l’école. Il s’agit de 8 filles et 10 garçons âgés de 12 à 21 ans et qui suivent les classes de la 6e à la 3e (de la 7e année obligatoire à la 1ère année de gymnase, dans le système suisse).

L’octroi de ces bourses a été décidé en comité suite à de nombreux échanges avec la Direction de l’Académie Syldep. Le fait de pouvoir communiquer rapidement et simplement a permis de mieux comprendre les difficultés à gérer un établissement scolaire africain: inscriptions tardives, versements aléatoires, situations familiales particulières, départs inopinés... Finalement, nous avons obtenu une liste d’élèves précise et comportant les informations nécessaires à l’octroi des bourses et utiles à la rédaction des «contrats de parrainage». Les élèves concernés et leurs familles ont été informés à mi-janvier.

Lors de nos échanges avec la Direction de l’Académie Syldep, nous avons en effet réalisé qu’un «contrat de parrainage» engageant toutes les parties était plus approprié que la simple attestation que nous avions initialement prévue.
Dans ce contrat, l’Association Ipso Facto s’engage à financer la moitié (exceptionnellement la totalité) des frais de scolarité de l’élève, la Direction de l’Académie Syldep s’engage à fournir un enseignement de qualité et à informer l’Association Ipso Facto, le représentant légal s’engage à encourager l’élève et à financer la moitié des frais de scolarité (sauf exception) et l’élève s’engage à suivre régulièrement les cours et à travailler avec assiduité. Lors de l’Assemblée générale de l’été prochain, nous évaluerons les effets de cette démarche.

Dans son dernier courriel, la Direction nous transmet: «Au lycée tout va bien, c’est bien parti pour être une année sans problème...» Pourvu que cela dure!

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Le Comité

 

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